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La grotte de Seokguram : le Secret millénaire de l’art bouddhique – Paris

🏷️ Thème :

Patrimoine coréen

🗓️

2 octobre 2026 - 13 mars 2027

📍

Paris

Le Centre Culturel Coréen consacre une grande exposition à la grotte de Seokguram, chef-d’œuvre de l’art bouddhique du royaume de Silla inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Photographies, objets, dispositifs tactiles et numériques, œuvres contemporaines et reconstitutions permettent d’explorer l’architecture, les sculptures et l’univers spirituel de ce site majeur de Gyeongju.

Présentation de l’événement

Du 2 octobre 2026 au 13 mars 2027, le Centre Culturel Coréen à Paris présente « La grotte de Seokguram : le Secret millénaire de l’art bouddhique », une exposition consacrée à l’un des sites les plus emblématiques du patrimoine coréen.

Organisée à l’occasion du 140ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre la Corée et la France, l’exposition est présentée avec la ville de Gyeongju et l’Institut National de Recherche sur le Patrimoine Culturel de Corée.

Le parcours prend pour point de départ Gyeongju, ancienne capitale du royaume de Silla. Située dans le sud-est de la péninsule coréenne, la ville fut pendant près de mille ans le cœur politique et culturel du royaume, de 57 av. J.-C. à 935 apr. J.-C. Elle conserve aujourd’hui de nombreux vestiges qui témoignent de la richesse artistique et religieuse de cette période.

La grotte de Seokguram occupe une place centrale dans cet héritage. Installée sur le mont Toham, elle est une grotte artificielle construite à partir de blocs de granit soigneusement taillés et assemblés avec une grande précision.

Considérée comme un chef-d’œuvre de l’art bouddhique de la période de Silla unifié, elle associe architecture, sculpture et symbolique religieuse dans un ensemble d’une grande cohérence. Son organisation témoigne à la fois d’une remarquable maîtrise technique et d’un haut niveau de raffinement artistique.

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1995, Seokguram est ici présentée à travers différents supports permettant d’en comprendre la construction, la disposition des espaces et la richesse sculpturale.

Les photographies de Han Seokhong, qui a consacré sa vie à documenter le patrimoine culturel coréen, occupent une place importante dans le parcours. Elles permettent d’observer avec précision les sculptures de moines, de bodhisattvas et de bouddhas qui composent l’univers sacré de la grotte.

L’exposition cherche également à rendre cette découverte plus accessible et sensorielle. Un écran LED présente notamment plusieurs grands sites historiques de Gyeongju, parmi lesquels le temple Bulguksa et Seokguram.

Des supports en braille et des dispositifs tactiles permettent par ailleurs d’appréhender certains éléments par le toucher, ouvrant une autre manière de découvrir l’architecture et les formes du patrimoine coréen.

Le parcours élargit ensuite la réflexion à la culture bouddhique de Silla à travers plusieurs sites et objets emblématiques.

Seokguram y apparaît comme une représentation idéale du monde bouddhique auquel aspirait le royaume de Silla unifié. Les briques murales vernissées ornées de gardiens provenant du site de Sacheonwangsa évoquent quant à elles la protection de la Loi bouddhique.

L’étang et les motifs de lotus permettent d’aborder les liens symboliques entre le monde terrestre et celui du Bouddha, tandis que le Sūtra de la Grande Dharani de la Lumière pure et immaculée illustre la place des textes sacrés dans la matérialisation de cet univers religieux.

L’exposition ne se limite cependant pas au patrimoine ancien. Plusieurs artistes contemporains proposent également leur propre interprétation de la culture et de l’esthétique bouddhiques du Silla.

Avec « Yeonji », Kim Eun-ha rassemble poteries, fragments de tuiles provenant de temples et fibres recyclées dans une création qui fait dialoguer vestiges et matériaux contemporains.

Lee Seung-chul revisite la sculpture bouddhique à travers des reproductions réalisées en papier hanji.

Sohn Dae Hyun met en valeur différents savoir-faire artisanaux coréens grâce à des sculptures de Bouddha travaillées selon plusieurs techniques, notamment la laque, l’ivoire, la nacre et la dorure.

Studio Shinyoo propose enfin une réinterprétation contemporaine de la pagode bouddhique. Associée à des objets de la période de Silla, cette installation évoque les reliques du Bouddha, la pratique du Dharma et les vœux des fidèles, tout en invitant le visiteur à s’arrêter, formuler ses propres souhaits et se recueillir.

À partir du 23 novembre 2026, cette exposition sera complétée par « Seokguram, un monde infini », une nouvelle expérience immersive proposant une reconstitution hyperréaliste de la grotte et une projection en mapping sur quatre toiles.

Les deux propositions permettent ainsi d’aborder Seokguram de manière complémentaire : l’une par l’histoire, les œuvres, l’architecture et les objets, l’autre par l’immersion numérique et l’expérience sensorielle.

L’importance de cet événement

Cette exposition permet d’aborder Seokguram dans toutes ses dimensions : architecturale, artistique, religieuse, historique et technique.

Elle offre également un éclairage plus large sur Gyeongju et sur la culture bouddhique du royaume de Silla, période essentielle dans l’histoire de la Corée.

La combinaison entre documentation patrimoniale, dispositifs accessibles, œuvres contemporaines et future expérience immersive donne au public plusieurs portes d’entrée pour comprendre un monument qui reste difficile à appréhender sans contexte.

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Contexte culturel coréen

Le royaume de Silla a occupé une place majeure dans l’histoire ancienne de la Corée. Gyeongju, sa capitale pendant près de mille ans, conserve encore aujourd’hui un ensemble exceptionnel de vestiges archéologiques, religieux et artistiques.

Après l’unification d’une grande partie de la péninsule au VIIᵉ siècle, la période dite de Silla unifié voit notamment s’épanouir une culture bouddhique particulièrement riche.

Seokguram témoigne de cette période par son architecture en granit, son organisation symbolique et son ensemble sculpté.

Les bouddhas, bodhisattvas, moines et figures protectrices qui y sont représentés ne constituent pas simplement un décor : ils participent à la construction d’un espace conçu comme une représentation idéale de l’univers bouddhique.

L’exposition montre aussi combien cet héritage continue d’inspirer les artistes coréens contemporains, qui réinterprètent ses matériaux, ses formes et ses symboles à travers le hanji, la nacre, la laque ou des installations nouvelles.

Informations pratiques

📍 Lieu

Centre Culturel Coréen (Paris), 20 rue la Boétie
Paris, 75008 France

📅 Dates

2 octobre 2026 - 13 mars 2027

🕒 Horaires

All day

Pourquoi Cultu’Corée recommande cet événement ?

Cultu’Corée recommande particulièrement cette exposition pour la richesse de son approche.

Seokguram y est présenté non comme un monument isolé, mais replacé dans l’histoire de Gyeongju, du royaume de Silla et du bouddhisme coréen.

Les photographies, objets, dispositifs tactiles et numériques ainsi que les créations contemporaines permettent de passer progressivement de l’observation du patrimoine à son interprétation actuelle.

La complémentarité avec l’exposition immersive proposée à partir du 23 novembre renforce encore l’intérêt de cette programmation, qui offre deux manières très différentes d’explorer un même site.

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À qui s’adresse cet événement ?

Cet événement s’adresse :

  • aux personnes intéressées par l’histoire et le patrimoine coréens ;
  • aux amateurs d’art bouddhique ;
  • aux visiteurs souhaitant découvrir Gyeongju et le royaume de Silla ;
  • aux amateurs d’architecture et de sculpture ;
  • aux personnes intéressées par l’artisanat coréen ;
  • aux publics curieux des liens entre patrimoine ancien et création contemporaine ;
  • aux visiteurs souhaitant préparer ou prolonger une découverte de Seokguram.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que Seokguram ?

Seokguram est une grotte artificielle bouddhique construite en granit sur le mont Toham, à Gyeongju. Elle constitue l’un des grands chefs-d’œuvre du patrimoine de la période de Silla unifié.

Pourquoi Seokguram est-elle importante ?

Elle témoigne à la fois du raffinement artistique, de la maîtrise architecturale et de la culture bouddhique développée sous le royaume de Silla.

Seokguram est-elle inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO ?

Oui. La grotte de Seokguram est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1995.

Que peut-on voir dans l’exposition ?

Le parcours présente notamment l’architecture de la grotte, des photographies de ses sculptures, des objets liés à la culture bouddhique de Silla, des dispositifs numériques et tactiles ainsi que des œuvres contemporaines.

Quels artistes contemporains participent à l’exposition ?

L’exposition présente notamment des créations de Kim Eun-ha, Lee Seung-chul, Sohn Dae Hyun et Studio Shinyoo.

L’exposition est-elle accessible aux personnes malvoyantes ?

Des supports en braille et des dispositifs tactiles sont annoncés afin de proposer une découverte par le toucher.

Existe-t-il une autre exposition consacrée à Seokguram ?

Oui. À partir du 23 novembre 2026, « Seokguram, un monde infini » complète le parcours avec une reconstitution hyperréaliste et une expérience immersive numérique.

Quand peut-on visiter l’exposition ?

L’exposition est présentée du 2 octobre 2026 au 13 mars 2027 au Centre Culturel Coréen, 20 rue La Boétie à Paris.

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Date

2 octobre 2026 - 13 mars 2027
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