« Les Misérables » de Victor Hugo rencontrent le pansori, forme emblématique du récit chanté coréen, dans une performance proposée par le collectif Ip Koa Son à la Maison de Victor Hugo. Cet événement met en dialogue deux patrimoines culturels majeurs à travers une approche artistique qui associe narration, musique et interprétation scénique.
Fondé par de jeunes chanteurs et percussionnistes coréens, le collectif Ip Koa Son développe un travail autour du pansori en l’ouvrant à de nouveaux répertoires et à des textes issus de la littérature française. Avec cette adaptation des « Misérables », les artistes proposent une lecture contemporaine de l’œuvre hugolienne, où la voix, le rythme et l’émotion deviennent les principaux vecteurs du récit.
Le pansori repose traditionnellement sur l’interaction entre un chanteur et un percussionniste, dans une performance où narration parlée, chantée et gestuelle se mêlent pour faire vivre les personnages et les situations. Cette forme artistique, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, se caractérise par sa puissance expressive et sa capacité à transmettre des récits populaires et profondément humains.
En transposant l’univers de Victor Hugo dans cette tradition coréenne, le collectif crée un dialogue inédit entre deux cultures du récit engagées autour des questions de justice sociale, de souffrance humaine et de dignité. Le cadre de la Maison de Victor Hugo renforce cette rencontre symbolique entre patrimoine littéraire français et art vivant coréen.
Présentée sous forme de performances courtes et accessibles, cette proposition invite le public à découvrir le pansori à travers une œuvre familière, tout en offrant un regard nouveau sur l’héritage littéraire des « Misérables ».