Le jeudi 1er octobre 2026 à 20h, le musée Guimet accueille « Wind Alone, Sand Alone – Make No Sound », une performance musicale inédite construite autour de la rencontre entre plusieurs traditions vocales et instrumentales.
Au cœur du projet se trouvent deux formes de chant très éloignées géographiquement et historiquement : le jeongga, forme de chant classique coréen caractérisée par de longues lignes vocales portées par les voyelles, et le chant grégorien issu de la tradition européenne.
La performance ne cherche pas à effacer leurs différences, mais à mettre en lumière certains points de convergence : la continuité du souffle, la résonance de la voix et une temporalité étendue du son.
À partir de cette rencontre vocale, le projet élargit progressivement son champ sonore.
Les instruments traditionnels coréens y croisent plusieurs instruments européens. Le haegeum et le geomungo dialoguent ainsi avec l’alto, la viole d’amour, le luth et la batterie.
Ces timbres très différents sont réunis dans un même espace d’écoute où se confrontent et se superposent plusieurs manières de jouer, d’écrire et d’improviser.
Le dispositif intègre également une importante dimension électronique.
Des haut-parleurs répartis dans l’espace prolongent, diffusent et transforment les sons produits en direct. Les matières acoustiques deviennent ainsi le point de départ d’un environnement sonore plus large, dans lequel les sons peuvent circuler, se modifier ou se répondre.
La performance est construite comme un continuum divisé en plusieurs chapitres.
Certaines parties sont écrites, tandis que d’autres accordent davantage de place à l’improvisation et à l’acoustique propre du lieu.
Le public est ainsi invité à écouter non seulement des mélodies ou des voix, mais également des résonances, des silences, des textures et des transformations du son.
« Wind Alone, Sand Alone – Make No Sound » propose donc une expérience musicale fondée sur la coexistence : celle de traditions coréennes et européennes, de musiques anciennes et contemporaines, d’instruments acoustiques et de traitements électroniques, mais aussi de différentes façons d’envisager le temps musical.
La distribution réunit Yoonyoung Cho au chant jeongga, Christian Ploix au chant médiéval, Yeji Kim au haegeum, Olivier Marin à l’alto et à la viole d’amour, Eun-young Sim au geomungo, ainsi que Rémi Klemensiewicz à la batterie, à l’électronique et à l’installation sonore.
La direction artistique est assurée conjointement par Olivier Marin, Yeji Kim et Rémi Klemensiewicz.
Le spectacle est coproduit par le Sejong Center for the Performing Arts, Blackpingooprod et le musée Guimet, avec le soutien de plusieurs institutions françaises et coréennes.